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 "Enseignement d'un maître zen"

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serena



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Localisation : Corse
Date d'inscription : 27/10/2007

MessageSujet: "Enseignement d'un maître zen"   Ven 2 Mai - 6:10





« Lao Tseu a dit dans le Tao Te King que : « Le monde est un grand courant d’énergie qu’il est impossible de contrôler ». Il est important que nous comprenions et acceptions cet « impossible de contrôler ». Dans le zen, nous disons fukatoku, « impossible de saisir », impossible de retenir. Toute résistance est donc inutile »

Dokushô Villalba est un maître zen qui enseigne en Espagne depuis de nombreuses années. Connaissant bien le public occidental, il a le don d’expliquer clairement le zen et ainsi de transmettre cette fantastique méthode d’introspection et de libération. Il nous parle ici des trésors que l’on peut découvrir dans une séance de méditation zen.

La méditation produit de l’endorphine !

De récentes recherches scientifiques sur les états méditatifs mettent en relief le fait que, pendant les états profonds de méditation, le cerveau émet une fréquence d’ondes appelées « ondes thêta ». Ces ondes sont la manifestation de ce que nous appelons « samadhi » dans le zen, un état de quiétude profonde, de repos intérieur. Ces recherches ont également montré que, dans ces états, le cerveau sécrète une substance nommée « endorphine » qui produit un état de placidité et de bien-être. On suppose qu’elle est un puissant antidote contre les sensations douloureuses et le stress. Les effets des endorphines sont associés à des états de profonde satisfaction intérieure. Ces endorphines sont sécrétées progressivement par le cerveau, au fur et à mesure que le sujet va entrer de plus en plus profondément dans sa méditation, dans l’abandon et dans l’oubli de lui-même. Cela vient corroborer l’enseignement des maîtres anciens qui ont toujours dit : « Si tu abandonnes tout, tu obtiendras tout ». Dans le zen, on dit « mushotoku » : ne pratique pas en espérant en tirer un bénéfice. N’agis pas en courant après un bénéfice, quel qu’il soit. L’action libre est une action pure par laquelle on ne cherche à obtenir aucun bien-être. On trouve le plaisir et la satisfaction dans l’action elle-même et non dans l’attente de ses résultats. Quand nous nous fabriquons de grandes espérances et de grands désirs, les résultats de notre action n’atteignent presque jamais nos attentes. C’est pour cela que nous ne pouvons éviter de ressentir un certain sentiment d’insatisfaction, même si nous parvenons à obtenir tout ce que nous souhaitons. Lorsque cette insatisfaction s’accumule, jour après jour, elle provoque l’ennui, la tristesse, la dépression et le malheur.

Le problème de l’insatisfaction

En général, quand nous nous sentons tristes ou malheureux, quand nous sentons qu’il nous manque quelque chose pour être heureux, nous cherchons en dehors de nous-mêmes quelque chose qui nous fasse nous sentir mieux. Nous recherchons un objet de désir dont la satisfaction, du moins le croyons-nous, nous fera nous sentir mieux et nous laissera satisfaits. Il est très important que les étudiants du dharma prennent conscience du fait que ce schéma cognitif est une pure illusion, un pur mirage. Aucun objet, aucune personne ou situation ne peut générer une satisfaction véritable dans notre esprit. Notre esprit tend à créer de l’insatisfaction, il est toujours avide et inquiet, et, même si nous arrivions à obtenir tout ce que nous pouvons désirer, même comme cela, nous ne pourrions pas trouver le calme et la paix de la satisfaction. Nous devons comprendre que l’état de bien-être, de satisfaction, du contentement de soi, ne dépend ni des circonstances, ni de personnes ni d’objets extérieurs à nous-mêmes. Nous devons clairement saisir que seul notre esprit a le pouvoir de créer un véritable état de satisfaction. Par exemple, lorsque pendant zazen nous laissons notre esprit suivre son cours naturel, sans nous immiscer dans son fonctionnement avec nos choix, nos opinions ou nos attitudes émotionnelles d’attachement ou de rejet, l’esprit va trouver petit à petit un cours tranquille, comme celui d’une rivière. Petit à petit, l’esprit égotique, habituellement agité et inquiet, va se calmer comme la rivière lorsqu’elle atteint la plaine et va s’écouler lentement en suivant son propre élan, jusqu’à se fondre totalement dans l’océan de l’Esprit unique, imperceptiblement et automatiquement.

La clé du bonheur

Quand nous oublions tout ce qui nous concerne, tout ce qui concerne le moi et le mien, quand nous parvenons à un état d’unification intérieure ou de samadhi en suivant le rythme de la respiration, la vie s’écoule à travers ce corps et cet esprit sans qu’aucune idée de possession ou de propriété ne le traverse. Quand n’apparaît aucune idée de possession ou de propriété, c’est comme si nous avions tout donné. Dans cet état d’abandon commence à jaillir la source d’une joie profonde et inexplicable, ce que l’on appelle dans le Bouddhadarma « la joie sans objet », la joie qui ne repose sur rien, c’est-à-dire la pure joie d’exister. Cela a quelque chose à voir avec la sécrétion des endorphines, selon les neurophysiologistes. Quoi qu’il en soit, quand nous faisons l’expérience de cet état, nous pouvons clairement comprendre que le bonheur est comme une pierre précieuse, comme une perle brillante que nous possédons au creux de notre main. Quand nous suivons le dharma, chacun d’entre nous est responsable de créer le contentement en soi-même, de ne pas accumuler des malheurs ou de la frustration, de regarder avec reconnaissance tout ce que nous recevons et de ne pas nous indigner ou nous mettre en colère pour tout ce que nous ne recevons pas. Chacun est responsable de son propre bonheur. Chacun est responsable de créer le bonheur nécessaire pour vivre une vie digne d’un être humain, une vie digne de Bouddha.

Dokushô Villalba
(Ed. Du Rocher)
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